Psyche des résidents – L’économie de la rémunération psychiatrique financière : Dr. Reid Graham

Psyche des résidents – L’économie de la rémunération psychiatrique financière : Dr. Reid Graham

L’économie de la rémunération psychiatrique financière
Dr. Reid Graham

Lors du congrès annuel de l’APC, durant l’assemblée générale annuelle des membres en formation, un intérêt s’est manifesté pour l’économie de la psychiatrie. Il s’agit d’un domaine qui me passionne à titre de représentant des membres en formation au Comité des questions économiques de l’APC. C’est un domaine où les résidents devraient être actifs, car la rémunération sera un aspect de leur future carrière.

Comme résidents en psychiatrie, nous accumulons de nombreuses années de formation avant d’être admissibles à exercer. Nous payons pour étudier durant une bonne partie de ces années, puis durant la résidence nous touchons un modeste salaire qui ne représente pas notre niveau de scolarité. Les résidents travaillent de 50 à 100 heures par semaine, et les salaires pour les résidents de 1re année sont dans la tranche des 50 000 $-60 000 $. Si vous y ajoutez 5000 $ d’allocations de garde par année, un résident qui travaille 60 heures par semaine gagne ~18 $ de l’heure. Dans d’autres emplois professionnels, si un employé détient à la fois un diplôme de baccalauréat de 3-4 ans et un diplôme professionnel de 4 ans, il débutera probablement à un revenu plus élevé que 18 $ de l’heure (ce qui vaut 37 000 $ par année s’il travaille 40 heures par semaine). D’autres professionnels reçoivent aussi fréquemment des indemnités d’heures supplémentaires, des pensions, des congés payés, de généreuses primes annuelles, et/ou une part des profits.

Il est important pour notre profession de revendiquer ensemble une rémunération appropriée. Je donnerai plus de détails dans de prochains articles, mais en bref, quand la Banque royale du Canada tient une catégorie distincte pour les résidents en psychiatrie, avec la moitié du montant maximum disponible pour une marge de crédit, comparativement à une catégorie inclusive séparée pour tous les autres résidents (y compris la médecine familiale et chaque autre spécialité), le grand public doit être mieux informé au sujet de notre valeur comme médecins spécialistes. Nous devrions renseigner le gouvernement et le public au sujet du temps (au moins 12 ans) de formation qu’il faut pour devenir un psychiatre canadien et de l’absence d’avantages que déplore la plupart des médecins (pas de pension, pas d’heures supplémentaires rémunérées, pas de congé de maladie ou d’invalidité, et pas de congé de maternité payé par le gouvernement).

Les psychiatres laissent aller trop d’années de revenu potentiel perdu durant leur formation et devraient être rémunérés adéquatement, comme tous les médecins spécialistes le devraient. L’APC est un moyen important pour unir les voix des résidents et des psychiatres actifs de tout le pays. J’encourage les résidents à s’impliquer dans l’APC et à songer à participer aux équipes de négociation de contrats de leur province. Ces importantes discussions influenceront notre futur travail.

/ Psyche des résidents

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